CONFLIT AU MOYEN-ORIENT
#ISRAEL 🇮🇱 : TSAHAL AU BORD DE L’EFFONDREMENT : LE CHEF D’ÉTAT-MAJOR TIRE LA SONNETTE D’ALARME
Source : -- () Date : 27-03-2026 -- N°: 43 -- Lu : 210 fois -- envoyer à un ami
Le chef d'état-major israélien a prévenu son gouvernement que l'armée est au bord de l'effondrement car elle manque de soldats, les réservistes sont épuisés et les hommes ultra-orthodoxes échappent au service militaire, pendant que les dirigeants politiques tardent à agir par crainte de perdre leurs alliés.
Le 26 mars 2026, une alerte sans précédent a secoué Israël. Lors d’une réunion du cabinet de sécurité, le chef d’état-major de l’armée israélienne, le général Eyal Zamir, a prévenu ses ministres que Tsahal était en train de s’effondrer sur elle-même. Selon des enregistrements confidentiels qui ont fuité dans les médias, notamment sur la chaîne 12 et la chaîne 13, Zamir a levé ce qu’il appelle “dix drapeaux rouges” . Ses paroles étaient sans ambiguïté : “L’armée va s’effondrer d’elle-même” si rien n’est fait rapidement. Il a expliqué aux ministres que Tsahal a un besoin urgent de nouvelles lois sur la conscription, sur les réserves et sur l’allongement du service militaire obligatoire. Selon lui, “bientôt, l’armée ne sera plus en mesure d’assurer même ses missions de sécurité de routine”, et “les réserves ne pourront pas tenir le coup dans ces circonstances dramatiques” .
Pour comprendre cette crise, il faut savoir qu’Israël mène une guerre sur plusieurs fronts depuis plus de deux ans : à Gaza, au Liban où l’armée a élargi ses opérations terrestres depuis mars 2026, contre l’Iran dans le cadre de l’opération “Epic Fury”, et en Cisjordanie où la violence ne cesse de monter . Cette guerre multi-fronts a épuisé les soldats. Le porte-parole de l’armée, Effie Defrin, a confirmé qu’il manquait entre 12 000 et 15 000 soldats, dont 8 000 combattants . Les réservistes, qui sont la colonne vertébrale de l’effort de guerre, sont mobilisés depuis des mois sans pouvoir souffler. Beaucoup sont à bout, certains démissionnent, et l’absentéisme augmente.
Au cœur du problème, il y a une question politique explosive : l’exemption des ultra-orthodoxes, les Haredim. Depuis la création d’Israël en 1948, les hommes qui étudient à plein temps dans les écoles religieuses peuvent échapper à l’armée. À l’époque, ils n’étaient que 4 % de la population. Aujourd’hui, ils sont près de 13 %, et environ 80 000 jeunes Haredim en âge de servir ne sont pas enrôlés . En 2024, la Cour suprême a jugé que cette exemption n’avait plus de base légale, mais le gouvernement de Benyamin Netanyahou, qui dépend des partis Haredim pour rester au pouvoir, bloque toute réforme. Un projet de loi qui devait régler la question a été mis de côté au début de la guerre contre l’Iran pour préserver l’unité nationale . Résultat : l’armée manque de bras, et les réservistes paient le prix fort.
Pendant la même réunion, un autre général, Avi Bluth, chef du Commandement central, a ajouté une couche de gravité. Il a expliqué aux ministres que leurs propres décisions politiques en Cisjordanie aggravent la situation. En multipliant les colonies, notamment dans la vallée du Jourdain, le gouvernement impose à l’armée une charge sécuritaire supplémentaire . Bluth a été direct : “C’est votre politique, mais elle exige une sécurité et un dispositif de protection complet, car la réalité sur le terrain a complètement changé — et cela nécessite des effectifs” . Pour donner une idée, un bataillon d’infanterie destiné à combattre au Liban a dû être redirigé vers la Cisjordanie pour faire face à la montée des violences.
Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre. L’opposition a immédiatement dénoncé l’abandon de l’armée par le gouvernement. Yaïr Lapid, le chef de l’opposition, a tenu une conférence de presse pour dire que le gouvernement envoie Tsahal dans une guerre multi-fronts “sans stratégie, sans ressources suffisantes, et avec trop peu de soldats” . Naftali Bennett, ancien Premier ministre, a renchéri : “Le gouvernement empêche Tsahal de gagner. Il manque 20 000 soldats. Si on recrutait seulement un cinquième des 100 000 jeunes Haredim, il n’y aurait pas de problème” . Gadi Eizenkot, lui aussi ancien chef d’état-major, a exigé une loi rendant le service obligatoire pour tous, affirmant que c’est “le besoin de l’heure et un impératif moral” . Du côté de la majorité, certains députés du Likud ont appuyé Zamir, comme Dan Illouz qui a écrit : “On ne peut pas exiger l’annexion, la colonisation et la victoire totale, puis laisser Tsahal s’effondrer faute de soldats” . D’autres, en revanche, ont accusé le général de “défaitisme” et de comportement “irresponsable” .
Face à la pression, Benyamin Netanyahou a promis que des mesures seraient prises… après la fête de Pessah, en avril 2026. Il a annoncé que le gouvernement prolongerait le service militaire obligatoire de 32 à 36 mois et ferait adopter une nouvelle loi sur la conscription . Mais les observateurs sont sceptiques : les mêmes promesses ont déjà été faites par le passé, et elles ont toujours échoué sous la pression des partis religieux. Selon un sondage de la chaîne 12, 67 % des Israéliens soutiennent la guerre au Liban et 60 % celle contre l’Iran, mais 67 % sont aussi favorables à l’enrôlement des ultra-orthodoxes . L’opinion publique est donc en décalage complet avec la paralysie politique.
Les conséquences de cette crise sont potentiellement désastreuses. Le général Zamir a prévenu que Tsahal pourrait bientôt ne plus être capable d’assurer des missions aussi simples que la protection des frontières ou les patrouilles de routine. Le système de réserve, conçu pour des mobilisations ponctuelles, est aujourd’hui utilisé comme une armée permanente. Les soldats et leurs familles sont épuisés, et les cas de burn-out, de divorces et de faillites professionnelles se multiplient. Pour la première fois, un chef d’état-major en exercice parle ouvertement d’un risque d’effondrement interne de l’armée, ce que les analystes considèrent comme un avertissement direct aux autorités politiques : sans décision immédiate, Tsahal ne pourra plus garantir la sécurité d’Israël.
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Sources de l’article :
· The Times of Israel (26/03/2026) : 🔗 www.timesofisrael.com
· Anadolu Ajansı (27/03/2026) : 🔗 www.aa.com.tr
· The Standard (Hong Kong) (27/03/2026) : 🔗 www.thestandard.com.hk
· Defence Security Asia (26/03/2026) : 🔗 defencesecurityasia.com
· Yeni Şafak (27/03/2026) : 🔗 en.yenisafak.com
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Et vous, qu'en pensez-vous ?
Dans un pays où la sécurité est censée passer avant tout, comment expliquer que le gouvernement israélien semble privilégier la survie de sa coalition politique au détriment des besoins vitaux de son armée, alors même que l’opinion publique soutient massivement la conscription des ultra-orthodoxes ?
Faites-moi savoir ce que vous en pensez ! Ne partez surtout pas sans avoir liké et partagé votre avis en commentaire ! C'est toujours avec beaucoup de plaisir.
À très vite 🔥
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